Fin du pensum à dire d'ailes de catherine aumont et ses envoyés spéciaux
LE POINT DE VUE DU CHAT
Moi, comme l'oiseau,
Je trouve qu'ils étaient
Bien trop rares !
Et qu'il y avait
Bien trop d'humains
Dans MON jardin.
J'ai été obligé
De me planquer.
En fait j'ai dormi
Toute la journée.
Il n'y a qu'à la nuit
tombée
Qu'on se sentait
Un peu chez soi.
Il faut dire qu'ils n'en
avaient pas
De la lumière,
Et que, contrairement à
nous,
Nyctalopes c'est dans
leurs rêves.
Sinon nous pensons
Que la nature c'est bien
Mais qu'il ne faut pas en
abuser.
Un peu de confort c'est
mieux :
Par exemple un moelleux
Coussin près d'une cheminée.
LE POINT DE VUE DE
L'ARAIGNEE
Ça manquait de toiles,
Alors je me suis dit
Je vais participer,
Et j'ai commencé à tisser.
C'était bien :
Il y avait des aspérités,
De multiples recoins.
J'ai pu m'en donner
A cœur-joie.
J'avais le cœur à
l'ouvrage.
Je sifflotais entre mes
dents :
"Un éléphant se
balançait…",
Le travail avançait.
La nuit n'était pas loin.
Alors, fatigué,
J'ai choisi une toile,
Je me suis mis au centre
Bien confortablement,
Et j'ai écouté le conteur,
Et j'ai vu le spectacle
des clowns.
C'était vraiment chouette.
J'espère qu'ils
reviendront
L'année prochaine.
LPCN
Pensum du festi'vol à dire d'ailes (suite)
LE POINT DE VUE DE LA MOUCHE
Permettez, je mets mes lunettes.
Et bien franchement
Je ne sais pas quoi en penser.
Disons deux choses.
D'abord ces trucs sur des fils
Que j'ai pris pour des congénères
Un peu constipées
Qui n'osaient pas prendre leur vol
Et il s'est avéré
Que c'était des oiseaux.
Ensuite la triste réalité :
C'était fini, terminé,
Le bon temps où chacun y allait
Derrière son buisson.
Maintenant il y a des cabanons
De toile avec de belles tinettes en bois
De chêne. Excusez du peu !
Après on met de la sciure,
Après on met dans un réservoir,
Après ça part au compost;
Et voilà, c'est fini, terminé
Le bon temps où ça puait bon
Derrière les buissons.
LE POINT DE VUE DE L'OISEAU
Disons qu'en tant qu'insectivore
Je suis un peu comme la mouche,
Je regrette le bon vieux temps.
Mais bon je ne vais pas faire la difficile.
Après tout c'est gentil cet hommage rendu.
Bon ce que je regrette
C'est le bruit qui m'effraie un peu :
J'aurai préféré Dutilleux.
A part ça c'est chouette
Tous ces humains
Qui montrent qu'ils ont soin
De la nature, de nous.
Ah, oui, j'ai oublié de dire
Que les nichoirs étaient bien
Mais qu'on pouvait pas s'y nicher,
C'est dommage.
Autrement, c'était bien.
Mais je me suis sentie
Un peu seule comme oiseau.
Ça faisait un peu oiseaux rares,
Mais bon ce n'est pas rare,
J'ai un peu l'habitude.
Ça sentait l'agneau cuit.
Pour résumer en deux mots : cui-cui.
la suite et fin ... demain
Pensum du FESTI'VOL A DIRE D'AILES
FESTIVOL A DIRE D'AILES
L'Aigle, le 2 août 2010,
de notre envoyé
spécial : Le Petit Chien Noir.
Pendant quatre jours à
L'Aigle, les Hommes
se sont installés au Jardin du pont des
soupirs. Intrigués,
nous nous y sommes
rendu et avons recueilli les impressions
de la faune locale. Certains ont refusé
de répondre, comme le poisson qui a fait
celui qui n'était pas concerné par toutes
ces histoires d'oiseaux. D'autres, comme
les aoûtas, se sont contentés de se taper
sur le bidon. Mais nous avons quand même
trouvé six bénévoles qui ont accepté
de nous parler. Nous retranscrivons leurs
déclarations au mot près. La seule
conclusion que nous nous sentons en droit
de tirer c'est que Les Hommes Fourmillent,
en effet.
LE POINT DE VUE DU
PAPILLON
Fin juillet-début août
Serait donc la saison
Où fleurit le gai liseron,
Se disait Papillon
Ravie de son observation.
C'est aussi la saison
Des canettes dans les
glaçons
Et des expositions
Des artistes en plastique
Qui font dans le carton,
Les cheveux et les perles,
Le bois et la recycle.
Elle se dit que vraiment
Ces humains sont bizarres
Qui n'en ont jamais assez
de la beauté,
Ou de donner du sens
Ou de le souligner.
Et Papillon ? Déçue
Des orties disparues
Qui lui faisait un nid
Parfait pour ses petits.
LE POINT DE VUE DU
HERISSON
J'allais tranquille
Au bord de la rivière
Quand soudain, que… que
vois-je ?
Qu'est-ce que c'est que ça
?
Alors ça, c'est trop fort
!
Les voilà maintenant
Qui se mettent à faire
Des manteaux
En peau de hérisson !
Mais pire encore
Ce n'est pas un manteau,
C'est un scaphandre,
Une espèce de combinaison
!
Il faut que je m'approche.
Je m'approche, et, que
vois-je ?
Que je m'étais trompé !
C'est la simple bardane
Qui faisait comme un
leurre;
Pourtant de loin, c'est
vrai,
On dirait que vraiment
C'est vrai vraiment vrai !
Comme quoi les hommes
Ont l'art de vous tromper
Avec les apparences
Et de s'en amuser.
(la suite ... demain) ....
Festi'vol à dire d'ailes
Bonjour,
Puisque nous vous en parlions depuis quelques semaines déjà,
voici venu le temps de lever le voile sur la première édition du
Festi'vol à dire d'ailes organisé par l'association du jeudi 29 juillet
au dimanche 1er aout 2010 dans l'ilôt des fourmis solidaires
au pont des soupirs à L'Aigle ...
avec l'affiche réalisée par xfuelx (son site)
le programme de la manifestation
et bien sur les intervenants ...
A bientôt sur le Festi'vol
Les membres du bureau












